“Hancock” – 11 Juillet 2008

Une parodie drôle mais pas lourde, c’est rare !

Dans la collection « les parodies de films de super héros », voici l’épisode 2. Bien plus drôle et abouti que Super Heros Movie, Hancock remporte la palme du film comique mais profond. Réalisé par Peter Berg, ce long métrage nous plonge dans le quotidien de Hancock (joué par Will Smith), un homme qui vole comme Superman, escalade les façades comme Spiderman, se bat comme Batman avec l’immortalité en prime.

Seule tâche sur son CV bien garni : c’est un SDF avec tous les clichés qui s’en suivent. Vulgaire, agressif, blasé, insociable, cet anti-héros va s’attirer les foudres des new-yorkais et des forces de l’ordre car à chaque intervention il détruit tout sur son passage, laissant derrière lui des factures de plusieurs millions d’euros. Mais dans cette histoire, Ray Embrey, interprété par Jason Bateman (je vous épargne le jeu de mot facile qui va avec), joue le psychologue qui va vouloir sortir Hancock de sa détresse sociale. Grâce à une évolution des mœurs et de l’histoire bien ficelée, ce film pourtant hollywoodien sentirait presque le film d’auteur, les effets spéciaux en plus.

Qu’il est fort ce Will Smith !

Incontournable, Will Smith apporte la part « blockbuster » au film puisque sa présence attire toujours les foules et fait de Hancock une sortie événement. Mais c’est avant tout son talent qui donne de la dimension et beaucoup de crédibilité à ce long métrage. Toujours très juste, il endosse à la perfection le rôle du super héros détestable et détesté. Son arrogance constitue la base humoristique de « Hancock », tout le comique étant axé sur le franc parlé, certes vulgaire, du personnage.

Au final, il semblerait que Peter Berg ait trouvé la recette parfaite de la parodie drôle mais pas lourde, moralisante mais qui ne se permet pas de donner des leçons. Bref, du Hollywood comme on aimerait en voir plus souvent !

L’ESSENTIEL

A l’heure où les films de super héros pleuvent dans nos salles de cinéma, une parodie du genre réussie (c’est-à-dire vraiment drôle) ne peut faire que du bien. En clair : foncez.

NOTE

9/10

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“Seuls Two” – 10 Juillet 2008

Seuls aux manettes, Eric & Ramzy signent une réussite

Eric & Ramzy, on aime ou on n’aime pas. Ca nous fait rire ou ça nous consterne. En clair : ça passe ou ça casse. Habitués à faire dans l’absurde et dans l’humour très décalé, leurs précédents films n’ont pas eu un immense succès dans les salles de cinéma même si, à l’instar de La Cité de la Peur, La Tour Montparnasse infernale est considéré aujourd’hui comme « culte » par des millions de personnes.

Mais qui se souvient de Steak, sorti dans les salles il y a un an ? Et pour cause, à peine 300 000 spectateurs ont eu le courage de payer 9€ pour voir le navet de l’année 2007. Ce fiasco s’explique pourtant simplement : Eric & Ramzy ne sont excellents que lorsqu’ils prennent les choses en main. Après plus de dix ans d’attente, c’est enfin chose faite avec Seuls Two car, pour la première fois, ils sont acteurs et réalisateurs de leur propre film.

Le scénario, en quelques mots : un flic, Gervais, est devenu la risée de son commissariat car cela fait dix ans qu’il est ridiculisé par un bandit qu’il traque jour et nuit, Curtis. Jusqu’au jour où ils vont se retrouver seuls au monde et vont devoir vivre ensemble pour se sortir de ce mauvais rêve. Simple mais efficace.

D’accord, c’est drôle, mais c’est aussi très beau

Ce qui est sûr, c’est que les choses n’ont pas été faites à moitié. En inventant l’histoire de deux hommes qui se retrouvent seuls sur une planète vidée de sa population, il fallait s’attendre à de grosses contraintes de tournage, dont le blocage des Champs-Élysées et beaucoup de machinerie pour les plans aériens. Au final, l’effort est récompensé avec de gros gags made in Eric & Ramzy comme on les aime (ou pas), mais surtout des plans-séquences impressionnants et esthétiquement magnifiques de Paris vide, calme et silencieux comme on ne la verra jamais.

Pour une première devant et derrière la caméra, le duo comique français nous impressionne tant Seuls Two est une réussite à tous points de vue : image, montage, son… Tout y est. Alors faute d’apprécier l’univers décalé d’Eric & Ramzy, si vous aimez Yann Arthus-Bertrand, vous apprécierez la visite guidée de Paris vu du ciel.

L’ESSENTIEL

Seuls Two marque un virage dans la carrière d’Eric & Ramzy puisque, pour la première fois, ils assurent la réalisation de leur propre long-métrage. Résultat, un film très drôle, fidèle à leur univers.

NOTE

8/10

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“Scream 3″ – 25 Juin 2008

Neve Campbell dans \Hier soir sur Virgin 17, le meilleur des 3 “Scream” ?

Nous serons sans doute tous d’accord pour dire que la trilogie Scream n’a rien inventé. Pour mieux comprendre, un petit historique s’impose. Un film d’horreur où un homme terrorise une ville alors qu’il est armé uniquement d’un couteau (et même pas un couteau de boucher en plus !) ce n’est pas nouveau, John Carpenter le faisait déjà en 1979 avec Halloween : la nuit des masques.

Oui, mais c’est sans compter l’immense talent de Wes Craven, le créateur de l’horrible Freddy Krugger, l’homme qui a des lames à la place des ongles. Depuis Les Griffes de la nuit, les films du réalisateur américain sont attendus par tous les fans d’hémoglobine.

En 1997, Craven sort Scream, l’histoire d’un campus terrorisé par un tueur qui s’attaque aux étudiants et les tue à l’aide d’un couteau. Le succès est au rendez-vous, ce qui va permettre de faire de Scream une trilogie dont le deuxième volet sort en 1998 et le dernier en 2000. Pour chaque épisode, tous les ingrédients du film d’horreur sont réunis : du sexe, de l’alcool, du sang, du suspense et beaucoup de violence. Et ça n’a pas loupé, la trilogie est un véritable succès aux Etats-Unis comme en France.

La Wes Craven touch

Mais alors comment trois films aux scénarios visiblement légers ont pu aboutir à une trilogie mythique pour des millions de personnes ? Si la question est simple, la réponse l’est tout autant : le génie du réalisateur. Premier bon point, c’est le même qui s’est occupé des trois films (à la différence de Halloween, Freddy et plus récemment Saw) donc le style était toujours le même et l’histoire cohérente.

Scream 3 était incertain car Scream 2 a déçu en n’étant qu’une pâle copie du premier épisode, mais en moins bien. Wes Craven a alors réussi l’exploit de remotiver tous les comédiens à l’aide d’un scénario bien ficelé : l’intrigue se déroule sur le plateau de tournage du film Stab 3, l’adaptation cinématographique de la vraie fausse histoire de Scream premier du nom. Sauf qu’un vrai tueur s’est invité sur le tournage pour refaire le massacre de Woodsboro à sa façon. Les personnages ont mûri, nous avons quitté le cliché des adolescents insouciants et stupides pour de jeunes adultes effrayés, le tueur est plus intelligent et donc plus redoutable, la réalisation de Wes Craven atteint son apogée… bref, la trilogie ne pouvait pas mieux se terminer.

L’ESSENTIEL

La conclusion d’une trilogie qui aura marqué la décennie 90 et qui restera pour longtemps un modèle voire un mythe. Le meilleur des trois ?

NOTE

8/10

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“Super Heros Movie” – 19 Juin 2008

Super Heros MovieSuper Lourd Movie !

Si Batman avait été un looser, il n’aurait jamais sauvé Gotham City des griffes du Joker. Si Superman avait eu le vertige, il n’aurait jamais pu voler. Si Spiderman, au lieu d’avoir été piqué par une araignée, avait été piqué par une libellule, il aurait été ridicule. La preuve dans Super Heros Movie.

On prend les mêmes…

Depuis Scary Movie premier du nom, les parodies de films hollywoodiens pleuvent dans nos salles de cinémas. On pourrait penser qu’à force d’en faire, on aboutit forcément à quelque chose de réussi et qui fonctionne à tous les coups. Mais le cinéma n’est pas une science exacte et les films voulant parodier les blockbusters ressemblent plus à des grosses comédies qui tâchent qu’à des chefs d’œuvre de l’humour.

Après les films d’horreur et les films pour adolescents pré-pubères, c’est au tour des films de super héros d’être parodiés avec toujours les mêmes procédés : des personnages qui se prennent des portes dans la tête et d’autres qui tombent dans les escaliers. Pour s’attaquer à ce cadeau empoisonné, on a fait appel à Craig Mazin qui a notamment signé les scénarios de Scary Movie 3 et Scary Movie 4, c’est-à-dire les plus mauvais de la série… Tout cela nous semble prometteur…

Fallait pas les laisser faire grève !

A l’image de la Twingo, Super Heros Movie est certainement une blague qui a mal tourné. Mise en situation. Nous sommes en pleine grève des scénaristes, Hollywood est paralysé, les cerveaux féconds payés pour écrire des histoires géniales pour la télévision et le cinéma ne veulent plus travailler tant qu’ils ne seront pas mieux reconnus et rémunérés. La grève dure, nos amis scénaristes se retrouvent souvent ensemble pour discuter et, parfois, ils se laissent aller à quelques écritures de scénarios nuls et sans intérêt, juste comme ça, pour rigoler.

C’est dans ce contexte que l’un d’eux a dû écrire l’histoire d’un jeune lycéen timide qui se fait piquer par une libellule génétiquement modifiée et qui, du même coup, devient un super héros qui fait le bien autour de lui et qui arrive même à mettre dans son lit la fille de ses rêves. La grève se termine, les scénaristes se remettent au travail mais Craig Mazin tombe sur ce scénario qui aurait du finir à la poubelle. La suite, vous la connaissez : Super Heros Movie est né. Et nous, on devrait faire une grève des spectateurs.

L’ESSENTIEL

Une grosse blague même pas drôle, sans doute la conséquence la plus lourde de la grève des scénaristes à Hollywood.

NOTE

2/10

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PPDA quitte TF1 : la révolution médiatique est en marche ! – 12 Juin 2008

PPDAQui aurait pu penser que l’annonce du départ de Julien Courbet vers France 2 marquerait en fait le lancement d’un mercato médiatique sans précédent ?
Téléspectateurs et auditeurs, attendez-vous à perdre toutes vos habitudes, même les plus ancrées dans votre vie quotidienne, la saison 2008/2009 va marquer la fin d’une ère.

Alors que TF1 était le leader incontesté du PAF depuis de nombreuses années, sa dominance ne cesse d’être mise à mal. La faute à qui ? Aux chaînes de la TNT mais aussi à l’ampleur que prend M6, la petite chaîne devenue grande. Premier symbole de cette montée en puissance : l’acquisition d’une partie de l’Euro 2008 mais surtout de deux matchs de l’équipe de France. Grâce à ce pari audacieux, la diffusion du match France – Roumanie le 9 Juin dernier a permis à la chaîne de faire son record absolu d’audience avec 9,5 millions de téléspectateurs pour 55% de part de marché ! Et, comme un symbole, Thierry Rolland en assurait les commentaires.

Aujourd’hui, TF1 ne fait plus vraiment rêver. Il est loin le temps où être présentateur sur la première chaîne d’Europe était synonyme de l’aboutissement d’une carrière.

Le 24 Mai, Julien Courbet a ouvert la voie en annonçant son départ vers France 2, en remplacement de Laurent Ruquier à 19h. Cette information a fait couler beaucoup d’encre, c’était LE transfert de l’année. “Julien Courbet sur France 2 ? Et pourquoi pas PPDA pendant qu’on y est ?!”. Et bien on y est.

Jeudi 12 Juin, PPDA annonce officiellement qu’il quitte la présentation du 20 heures de TF1, jugé trop vieux par Nonce Paolini et remplacé par Laurence Ferrari (transfuge de Canal +). Les rumeurs parlent de lui sur France 2 à la rentrée, ce serait là encore un très joli coup pour ce service public qu’on annonçait pourtant mort à cause de la suppression de la publicité sur ses antennes.

Mais alors, qui va remplacer Laurence Ferrari à la présentation de “Dimanche +” sur Canal + ? Et bien ce sera Anne-Sophie Lapix, encore une journaliste made in TF1 qui quitte le navire.

Les autres chaînes, même si elles restent relativement épargnées, subissent quelques changements. Ainsi, Virginie Effira a finalement cédé à la tentation Canal + puisqu’elle quitte M6 pour co-animer une nouvelle émission avec Omar & Fred. De son côté, Marc-Olivier Fogiel arrête son talk show hebdomadaire pour se consacrer à ses nouvelles activités à la radio.

Car oui, la radio aussi fait parler d’elle et plus particulièrement le créneau stratégique du 6h/9h considéré comme le prime time radiophonique.
Pêle-mêle, Marc-Olivier Fogiel quitte RTL pour animer la matinale d’Europe 1, Christophe Hondelatte quitte la matinale de RTL mais son successeur n’est pas encore désigné puisque Yves Calvi a préféré rester sur France Inter.
Du côté des radios jeunes, Cauet, habitué à faire des aller/retour entre la rue Bayard et la rue François 1er, quitte Fun Radio (poussé vers la sortie) pour retourner sur Virgin Radio, une station qu’il avait quitté il y a quatre ans pour justement rejoindre Fun Radio. Du coup, Nagui & Manu Lévy, les actuels animateurs du morning de Virgin Radio vont divorcer. Même si rien n’est encore officiel, Nagui devrait rejoindre Europe 1 à la rentrée pour animer le créneau 9h30/11h alors que Manu Lévy va prendre la succession de Cauet sur Fun Radio.

En clair, la révolution médiatique est en marche, et c’est loin d’être terminé.

Par Vincent S. pour imixx.fr

Légende photo : Patrick Poivre D’Arvor – Crédits : TF1

Lyon est champion de France… pour la septième fois ! – 17 Mai 2008

Lyon, champion de France 2008Hier soir, lors de la 38ème & dernière journée de championnat, ce ne sont pas moins de trois matchs qui se sont joués simultanément sur les terrains de Ligue 1 : celui pour la première place, celui pour la troisième place et celui pour la relégation en Ligue 2.

L’Olympique Lyonnais aura mis moins de trente secondes et un but de Benzema pour faire taire tous ceux qui doutaient de sa capacité à aller chercher le titre. En allant battre 3 à 1 Auxerre sur son terrain, Lyon signe son septième sacre consécutif, un record en France mais également en Europe.

Pour la bataille de la troisième place qualificative en tour préliminaire de Ligue des Champions, Marseille devait battre Strasbourg et Nancy devait l’emporter contre Rennes.
Le suspense était au rendez-vous et il aura fallu attendre le coup de sifflet final des deux matchs pour voir l’OM sur le podium de la Ligue 1 en remportant son match (non sans difficulté) 4 à 3 alors que, de son côté, Nancy perdait 3 à 2.

Pour le bas du classement, trois équipes étaient sous la menace de la relégation : Paris, Toulouse & Lens. La tâche s’avérait très difficile pour Lens qui affrontait, à Bollaert, l’équipe de Bordeaux qui était encore en lice pour le titre. Le résultat nul 2-2 n’a arrangé personne : Bordeaux avait perdu tout espoir de détrôner Lyon et Lens était condamné à la Ligue 2. D’autant plus que Paris & Toulouse se sont imposés respectivement face à Sochaux & Valenciennes.
Le Racing Club de Lens jouera donc en Ligue 2 la saison prochaine. On aurait pu espérer mieux pour fêter le dixième anniversaire de son dernier titre de champion de France, c’était en 1998.

Récapitulatif

1. LYON : qualifié en Ligue des Champions
2. Bordeaux : qualifié en Ligue des Champions
3. Marseille : qualifié en tour préliminaire de Ligue des Champions
4. Nancy : qualifié en Coupe de l’UEFA
5. Saint-Etienne : qualifié en Coupe de l’UEFA
6. Rennes : qualifié en Coupe Intertoto

16. Paris Saint-Germain
17. Toulouse
18. Lens : relégué en Ligue 2
19. Strasbourg : relégué en Ligue 2
20. Metz : relégué en Ligue 2

La saison 2008/2009 débutera le 8 Août prochain avec Le Havre, Nantes et Grenoble qui ont gagné leur ticket en Ligue 1.

Par Vincent S. pour imixx.fr

Entretien avec Eddine B, nouveau talent de la scène électronique française – 17 Avril 2008

Pochette du premier EP d\'Eddine B A l’occasion de la sortie de son premier maxi “Electro Rocking”, Eddine B nous fait l’honneur de poser ses platines sur Imixx le samedi 19 Avril, de 22h à minuit, pour un set exclusif ! Mais avant ce rendez-vous, il prend quelques minutes pour répondre à nos questions.
Propos recueillis par Vincent S.

IMX : Salut Eddine ! Question simple pour commencer : qui es-tu ?
Eddine B : Je m’appelle Eddine (c’est mon vrai prénom), je suis originaire de Rouen où j’ai grandi et où ma passion pour la musique est née. J’ai beaucoup écouté et été inspiré par la “Funk Music” et, petit, j’aimais deja me retrouver à mettre l’ambiance en “enchainant” les morceaux dans les soirées car mon oncle était DJ et un autre était déjà dans la musique…

IMX : Parle-nous de tes premiers pas en tant que DJ.
Eddine B : Mon premier set c’était un concours de DJs, je devais avoir 16 ou 17 ans. J’étais arrivé troisième, j’étais d’ailleurs le plus jeune donc c’était cool ! Cela m’a motivé et j’ai enchainé : premiers vinyles, des heures passées après les cours à mixer chez moi. Et puis, de fil en aiguille, en rencontrant les bonnes personnes (car j’aimais aller à la rencontre des gens, des DJs, etc..), on m’a proposé de jouer dans un bar alors que ça ne faisait qu’un an que je mixais. Ça a marché, ce que je faisais plaisait, j’ai donc continué, en grimpant les échelons et en mixant dans des bars et des boîtes de plus en plus fréquentés.

IMX : Aujourd’hui, avec “Electro Rocking”, tu passes à la vitesse supérieure en te lançant dans la production. Comment t’es venue l’idée et surtout l’inspiration de ce premier Maxi ?
Eddine B : Disons que c’est la suite logique. Pour les DJs en général, c’est bien de jouer les morceaux des autres mais, au bout d’un moment, on se dit “je m’y mettrais bien aussi…”. En gros, c’est un autre moyen d’exprimer ta musique. Après, l’inspiration c’est difficile à exprimer car, en une soirée, on peut faire un morceau mais on peut aussi mettre plus de temps… Tout vient d’un univers et l’inspiration peut aussi venir de ce qu’on aime écouter en général, et pas seulement de la house.

IMX : Justement, quels sont les artistes que tu aimes écouter ?
Eddine B : J’écoute tout ce qui est bon ! (rire) Plus sérieusement, ce n’est pas une surprise, Daft Punk reste incontournable. Ce que fait deadmau5 est assez efficace également. J’écoute aussi ce que font mes potes DJs évidemment : Sébastien Szade (qui fait parti de FSOP Project, ceux qui ont fait le remix de mon maxi), Téo Moss (du duo Moss & Szade), dA Fresh, David Asko et également Dorion. On aime bien jouer nos morceaux respectifs, c’est aussi une façon de se donner un coup de main !

IMX : On revient sur ton premier morceau, “Electro Rocking”. Si tu devais en parler brièvement, tu le présenterais comment ?
Eddine B : “Electro Rocking” c’est un titre electro house. Je me suis inspiré d’un morceau house que j’écoutais avant. Et puis j’ai aussi gardé un esprit groovy, c’est un peu ma marque de fabrique car j’aime donner ce style à mes sets en général.

IMX : Ca représente combien d’heures de travail un morceau comme le tiens ?
Eddine B : Combien d’heures ? Je ne sais pas vraiment car je l’ai commencé quand j’étais encore sur Rouen. Ensuite, j’ai déménagé sur Paris pour justement avancer dans ce monde de la musique donc j’avais moins de temps pour le bosser. Et un jour je l’ai repris et finalisé.

IMX : Pour terminer, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour l’avenir ?
Eddine B : Tout d’abord que ce premier track marche bien. J’aimerais bien sûr pouvoir me faire une petite place dans les nuits parisiennes, même si je sais que cela ne va pas être facile… Et puis on verra ce que me réserve la suite. En tout cas : beaucoup de travail ! (rire)

Pour écouter & télécharger légalement “Electro Rocking” :
Rendez-vous sur le site Beatport (http://www.beatport.com) et fais une recherche artiste “Eddine B”.

Pour en savoir + :
- son site officiel : http://www.eddine-b.com
- son MySpace : http://www.myspace.com/eddineb

“Enfin veuve” – 22 Janvier 2008

Enfin veuve : interminable

Janvier est un peu le mois du cinéma français. Avant la sortie du menhir cinématographique que devrait être Astérix aux jeux olympiques, Isabelle Mergault nous propose Enfin veuve, un film présenté comme étant « sans grande prétention », mais avec le désir secret de renouveler l’exploit de Je vous trouve très beau. Et ce n’est pas gagné.

Exactement deux années se sont écoulées depuis la sortie en salles de Je vous trouve très beau, le premier film d’Isabelle Mergault. A l’époque, peu de promotion avait été faite et pourtant, cela n’avait pas empêché ce long métrage de signer la plus belle surprise de l’année 2006 en réunissant pas moins de 3,35 millions de spectateurs. Alors, en 2008, on prend les mêmes et on recommence, cela va d’ailleurs être un véritable problème. Pourtant, le synopsis est vendeur : il raconte l’histoire d’une femme réjouie par la mort de son mari puisqu’elle va enfin pouvoir officialiser la relation extraconjugale qu’elle entretient depuis plusieurs années.

Oui, mais c’était sans compter la famille du défunt qui, dans un élan de générosité, décide de l’entourer pour lui rendre le deuil plus facile. Au final, elle qui se croyait libérée de l’emprise de son mari devient prisonnière de sa belle famille… On vous avait prévenu : ça donne envie. Mais, une fois dans la salle, on regrette vite notre choix car Enfin veuve passe très rapidement du statut de « comédie originale prometteuse » à celui de « comédie comme on en fait dix par an ». Le seul vrai point positif est pour Michèle Laroque qui signe son retour sur grand écran en nous offrant une bonne performance d’actrice.

Enfin terminé !

Ce qui ressort de ce film, c’est un manque cruel d’originalité. Les scènes comiques sont prévisibles, les procédés utilisés ont été faits et refaits : il y a vraiment une impression de déjà vu qui plane continuellement au dessus de l’histoire. Ajoutez à cela une réalisation plate, Isabelle Mergault ayant oublié d’y ajouter sa touche, chose pourtant importante dans ce genre comédie si on veut que son film ait une vraie personnalité et qu’il se démarque des autres. Au final, Enfin veuve pourrait avoir le mérite d’enrichir la langue française d’un nouveau mot : l’interminabilité. Voici sa définition : effet ressenti par une personne lorsqu’elle a l’impression qu’une minute dure une heure. Le film d’Isabelle Mergault étant d’une durée supérieure à une heure et demie, on vous laisse faire le calcul.

LES +

Le retour de Michèle Laroque, convaincante.
L’histoire, mais uniquement sur le papier.

LES -

Déjà vu
Interminable

NOTE

2/5

Article publié sur imedias.biz